Ma dévotion pour sa démence sera aussi grande Que la quantité de sable qui s'est écoulée depuis notre rencontre Même si la plume de Maât montre la légèreté Son âme et son cœur resteront a jamais liés Dans l'au-delà comme des enfants siamois Pourquoi vouloir atteindre le ciel? La place vous manque La surpopulation a eu raison de vous Garder les mâles, tuer les femelles Est-ce-que les enfants son des créations choisies au final Je n'épargnerai personne Les bouquets d'hysopes bleues saignantes sur vos maisons n'y changeront rien Contrôler la nature ne mène à rien Arrêter le processus de croissance Thoueris et Bes, accouchements douloureux Dieu et Déesse, mort des enfants qui naissent Ou Nout crache Râ tous les matins Les nouveaux nés ne verront ni le jour ni la nuit Les pleurs de la souffrance maternelle Les cris de l'incompréhension paternelle Fendront le ciel Isis à contre-emploi, petits corps froids Grossesse in inachevée, neuf mois pour enfanter Une nuit pour tout décimer Thoueris et Bes, accouchements douloureux Dieu et Déesse, mort des enfants qui naissent La jaune pale de vos visages laissera place à la blancheur Les maisons de naissance où la joie raisonnait hier encore Des mains humides caressant des corps Des visages ruisselant de larmes Des visages ruisselant de larmes Chaque parent vivra une journée De chagrin face au deuil enfantin Les berceaux seront bien calmes